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Vidéogr@phie(s) présente:

Dans le cadre de LiègeLinz 09 et du projet PASSAGES


Avec le soutien de




DU 18 AU 20 MARS 2009

Cinéma Sauvenière - Liège



EXPRMNTL


Festival aujourd’hui mythique, EXPRMNTL fut l’une des plus grandes manifestations jamais consacrées au cinéma expérimental et d’avant-garde.

Organisé par la Cinémathèque Royale de Belgique, mis sur pieds par l’infatigable Jacques Ledoux, cette manifestation qui connu cinq éditions

(49 – 58 – 63 – 67 et 73) fut d’emblée placée sous le signe de la découverte, de l’invention, de la liberté et de la contestation.


Plus qu’un festival, EXPRMNTL représenta une véritable expérience, un événement total. Formidable vitrine pour l’ensemble de la création

contemporaine, il fut aussi un lieu de réflexion et de contestation sociopolitique où des cinéastes aujourd’hui reconnus (Martin Scorsese, Roman

Polanski, Agnès Varda)  firent leurs premières armes.



exprmntl [21]


Lancé à l’initiative de l’a.s.b.l. Vidéographie[s], sous le patronage de CINEMATEK (Cinémathèque Royale de Belgique), exprmntl [21] s’inscrit dans

la droite ligne de son illustre successeur en proposant, pendant trois soirs, des projections rétrospectives des films primés dans le cadre

d’ EXPRMNTL ainsi que des programmes consacrés à la création contemporaine dans le domaine du cinéma expérimental et de la vidéo numérique

à travers deux cartes blanches proposées à Ars Electronica (Aut.- LINZ) et au Collectif Jeune Cinéma (Fr. – Paris), organisateur du Festival des

Cinémas Différents de Paris.



exprmntl [21] veut également être un lieu de réflexions et de discussions. Le colloque organisé le 20 mars au Centre culturel de Liège « Les Chiroux »

sur le thème « Quelles images pour quels écrans au  siècle 21 ? » sera ainsi l’occasion de prendre un peu de recul, pour préparer l’avenir.


Enfin, Exprmntl 21 sera l’occasion de lancer un nouveau concours dédié à l’expérimentation et l’innovation.




Le programme en un coup d’oeil:































Le programme complet :








exprmntl [21] – Première  18.03.09 – 20h30

D’Agnès Varda à ARS ELECTRONICA





Rétrospective


La rétrospective nous emmène sur les traces d’Agnès Varda et de son deuxième court-métrage, L’opéra mouffe, carnet de notes d'une femme

enceinte dans le quartier de la rue Mouffetard, ballet déréglé de passants, jeunes et vieux, devant l’œil déjà bien aiguisé d’une cinéaste face à ses

propres angoisses.Se succéderont ensuite Stan Brakhage (Mothlight, 1963), Maya Deren (Ritual in Transfigured Time, 1946) et Robert Breer

(A man and His Dog Out for Air, 1957) pour nous mener jusqu’à une carte blanche présentée par Ars Electronica.





Carte Blanche à



Fondé en 1979, basé à Linz en Autriche (Capitale Européenne de la Culture 2009), Ars Electronica accompagne la révolution digitale depuis déjà

30 ans. Depuis 1979, il révèle chaque jour de nouveaux territoires inexplorés en matière d'innovation expérimentale, technique et sociale.

Le prix Ars Electronica fondé en 1987 est devenu aujourd’hui un réseau reliant des artistes du monde entier et met à jour les tendances les plus

récentes dans l'art et la technologie. Le Musée du Futur, inauguré ce 2 janvier 2009, sert également de médiateur dans la rencontre du grand

public avec les arts numériques et technologiques. Ses quatre piliers, un festival, un prix à l’innovation, un centre de recherche et un nouveau

musée ultra moderne, font d’Ars Electronica une structure incontournable dans le domaine des arts numériques et des nouveaux médias.

Christine Schöpf d’Ars Electronica nous présente quelques-unes des oeuvres qui se sont distinguées au palmarès du festival  au cours de ces

dernières années.



L’opéra mouffe d’Agnès Varda, 1958, 17min. Mothlight de Stan Brakhage, 1963, 4min. Ritual in Transfigured Time de Maya Deren, 1946, 14min.

Film Exercises n° 2 & 3 de John et James Whitney, 1944, 4 min. A Man and his Dog Out for Air de Robert Breer, 1957, 3min. Ryan de Charles Landreth,

2004, 14min. Codehunters de Ben Hibon, 2007, 9min. Fallen Art de Tomek Baginsky, 2005, 6min. Même les pigeons vont au paradis  de Samuel Tourneux,

2007, 8min. Madame Tutli Putli de Chris Lavis, 2008, 17min.


























exprmntl [21] – Deuxième  19.03.09 – 20h30

De Roman Polanski au Collectif Jeune Cinéma







Rétrospective


Deux hommes et une armoire, sixième court-métrage de Roman Polanski réalisé dans le cadre de la prestigieuse école de cinéma de Lodz, fut

présenté lors de la deuxième édition d’EXPRMNTL en 1958. Farce burlesque, hommage au cinéma muet, ce film semble également renouer avec

la tradition surréaliste et évoquer, à travers cette plage déserte où le film échoue (littéralement) par deux fois, le formidable Chien Andalou de Luis

Buñuel. La suite s’annonce tout aussi palpitante avec Len Lye (Rainbow Dance, 1936), Peter Kubelka (Adebar, 1955) et Werner Nekes (Jüm-Jüm,

1967) avant de laisser la place au Collectif Jeune Cinéma pour une carte blanche inédite.




Carte Blanche au


Le CJC - Collectif Jeune Cinéma – fut créé en 1971 par Marcel Mazé, programmateur du Festival du cinéma différent à Hyères. Refondé en 1999,

le collectif développe ses activités de distribution et de diffusion du cinéma différent et expérimental.

La collection des films du CJC comprend désormais près de 700 films et vidéos réalisés par près de 200 cinéastes et vidéastes actifs dans le champ

de la création cinématographique. Outre la distribution du catalogue, le CJC travaille également à la sensibilisation au cinéma différent en milieu

scolaire et auprès d’acteurs sociaux divers, à l’organisation du Festival des Cinémas Différents de Paris qui a lieu chaque année en décembre et à

l’édition d’une revue trimestrielle, autour du cinéma expérimental : Étoilements.

Damien Marguet, responsable des nouveaux dépôts au CJC, nous présente, dans cette deuxième partie du programme, quelques-unes des plus

belles oeuvres reçues par le Collectif en 2007 et 2008.



Deux hommes et une armoire de Roman Polanski, 1958, 15 min. Jüm-Jüm de Werner Nekes, 1967, 10 min. Adebar de Peter Kubelka, 1955, 2 min. Kaskara de

Dore O, 1974, 20 min. Rainbow Dance de Len Lye, 1936, 5 min. Macula de Carole Arcega, 2004, 16 min. N.I.D.H. Remix’ de Constantin Alexis, 2008, 3 min.

Empreinte, de Xavier Baert, 2004, 12 min. Carnet de notes 2006/2007 de Cécile Ravel, 2008, 15 min. Paulliac-Margaux, TER mardi 15 avril 2008, 7h50 de

Jacques Perconte, 2008, 10 min.



























exprmntl [21] – Troisième  20.03.09– 20h30

De Martin Scorsese à Cinépocket








Rétrospective


Avec The Big Shave, présenté à Knokke en 1973, Scorsese signe l’un de ses films les plus poétiques. Sous-titré Viet’67 en réaction au conflit

dans lequel était engagée l’armée américaine à cette époque, le film est d’une simplicité et d’une pureté sans égale. Un jeune homme pénètre dans

une salle de bains à la blancheur immaculée, il se rase, lentement, méthodiquement, sur le rythme lancinant du I Can’t Get Started du big band de

Bunny Berigan…

Mais cette dernière soirée d’exprmntl [21]  est également placée sous le signe de la Belgique. Avec Marcel Broodthaers (La clef de l’horloge, 1958)

et Roland Lethem (Les souffrances d’un œuf meurtri, 1967) qui viennent clôturer la rétrospective.



Carte Blanche à Videographie[s] et



L’équipe de programmation de Vidéographie[s] propose, pour poursuivre la soirée, un florilège de la création contemporaine belge.

Avec Nicolas Provost, Kurt D’Haeseleer, Johann Grimonprez et Christophe Bailleau, ce sont quatre des plus importants cinéastes expérimentaux

belges qui viennent clôturer en beauté le festival.


Après le cinéma, la télévision et l’ordinateur, le téléphone mobile a fait naître un 4e écran couplé à une caméra volontiers clandestine, propice à

toutes les expérimentations pour des cinéastes, artistes et blogueurs-citoyens du monde entier. 

C’est pourquoi nous présentons également, pour rythmer cette seconde partie du programme, quelques petites perles expérimentales issues des

deux dernières éditions du festival Cinépocket de Bruxelles.

Centré autour des films réalisés avec un téléphone mobile, disposant d'antennes au sein de différents médias partenaires, Cine Pocket a vocation

à découvrir de nouveaux talents et d’explorer toutes les possibilités de la vidéo mobile à travers un concours annuel ouvert au grand public.



The Big Shave de Martin Scorsese, 1974, 6 min. Mankinda de Stan Vanderbeek, 1957, 10 min. Gyromorphosis de Hy Hirsh, 1956, 7 min. Piece Mandala de

Paul Sharits, 1966, 5 min. Les souffrances d’un œuf meurtri de Roland Lethem, 1967, 15 min. La clef de l’horloge de Marcel Broodthaers, 7 min. Looking

for Alfred de Johan Grimonprez, 2005, 10 min. Fossilization de Kurt D’Haeseleer, 2005, 9 min. Sérotone de Christophe Bailleau, 2005, 9 min. Plot Point

de Nicolas Provost, 2007, 15 min. Seuils de Dick Tomasovic, 2007, 2 min. Best of Cinépocket, 20 min.























exprmntl [21] – Colloque  20.03.09 – 9h30 – 17h30


Quelles images pour quels écrans au siècle 21 ? 

La création et la diffusion à l’ère du numérique.



Centre culturel de Liège « les Chiroux »,

place des Carmes 8 à B-4000 Liège


Entrée libre


Tant au point de vue esthétique que sociologique, économique, technologique ou politique, l'image en mouvement, née avec le cinéma, connaît

aujourd'hui un règne sans précédent qui se manifeste notamment par la diversification de ses supports, qu'ils soient de production ou de diffusion.

Ces constats et la rapidité des évolutions techniques ne vont pas sans poser de nombreuses questions : la grammaire de l'image a-t-elle

changé avec les incessantes mutations technologiques ? quelles modifications a subi le statut du spectateur ? dans quelle mesure peut-on encore

évoquer la notion de dispositif ? quelles conséquences l'omniprésence des images produit-elle sur la construction du temps et de l'espace, de

l'imaginaire et du réel ? à quelles responsabilités, à quelles contraintes et libertés les diffuseurs, les producteurs et les créateurs sont-ils aujourd'hui

confrontés ? la notion d'expérimentation a-t-elle encore un sens aujourd'hui ou est-elle démise au profit de la seule innovation ? comment mesurer,

dans ce contexte général, les effets de discours ? 


Ce colloque se voudrait informatif et ouvert au débat et à la discussion, par la présentation de divers points de vue sur l'actualité et les enjeux

cruciaux de l'image aujourd'hui. Nous souhaiterions qu'il puisse rencontrer un intérêt tant chez les créateurs, qu'ils soient issus du milieu de l'art ou

de la réalisation filmique, que chez les professionnels, les étudiants bien sûr, mais aussi le grand public intéressé par ces questions.

Les conclusions du colloque devraient également constituer une base de réflexion visant à définir les axes et la thématique de Vidéographies [21],

un concours de créations numériques à destination des étudiants et des jeunes artistes qui se déroulera en 2010.












PROGRAMME


9h30 : accueil des participants


10h : Pascale Cassagnau

(Paris – historienne de l’art et critique d’art, chargée de missions à la Délégation des Arts plastiques du Ministère français de la Culture et de la

Communication)


11h : Dominique Païni

(Paris – commissaire indépendant, directeur de la Cinémathèque française de 1993 à 2000, directeur des projets pluridisciplinaires au Centre

Pompidou de 2000 à 2005).


12h : questions/réponses et conclusions


12h30 : pause déjeuner


14h : François Tron

(Bruxelles – directeur des antennes TV de la RTBF)


14h45 : Guillaume Blanchot

(Paris – directeur adjoint du multimédia et des équipes techniques, chef du service vidéo au Centre National du Cinéma)


15h30 : questions/réponses et conclusions


16h : table-ronde avec Christine Schöpf (Linz – co-fondatrice du festival Ars Electronica), Damien Marguet (Paris – responsable des nouveaux

dépôts et de la programmation au Collectif Jeune Cinéma/Festival des Cinémas différents) et Jean de Renesse (Bruxelles – directeur du festival

CinéPocket – sous réserve).


17h : questions/réponses et conclusions


17h30 : clôture des travaux.








exprmntl [21] – Installation[s]  du 15 au  20.03.09




« tout vite tout voir tout avant de disparaître »

[tentative de voir un maximum de films en un minimum de temps]

Bernard Secondini et Dominique Castronovo

vidéo, 3 h 23'

#série rien ne sert à rien

version 1  [en processus]



Film improbable, véritable expérience visuelle, Tout vite tout voir tout avant de disparaître  présente l’histoire du Cinéma prise dans le tourbillon

frénétique de photogrammes emblématiques. Chronologie visuelle qu’une vitesse de « défilement» excessive rend insaisissable, le film se vit comme

le rêve ou le cauchemar éveillé d’un spectateur fasciné par la collision des images.

Dans sa version actuelle (1e version officielle), cette vidéo propose une trajectoire continue de 3 h 23 minutes, 525 films, 304 500 images/frames.

Pour chaque plan d’un film, les auteurs en extraient une image - correspondant à 1/25e image/seconde. Le film, remonté dans l’ordre de succession

des plans,  se voit en une suite d’images fixes.

Pour chaque plan, l'image choisie évoque son  contenu narratif le plus intense, ce qui fait exister le plan, qui lui donne son sens.

La seule préoccupation de taille pour les auteurs : éviter les bouches ouvertes. Cela ne sert à rien, puisqu’il n'y a plus rien à dire.


Ce film est projeté en continu dans l’enceinte du Cinéma Sauvenière.


Un programme complémentaire de films est diffusé sur des moniteurs situés à l’entrée de la salle.

Découvertes furtives, regards attentifs, déambulations impatientes, ces films sont là pour vous surprendre, ou vous distraire.


Avec la participation de l’ ESAL.
















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